Où voulez-vous partir en vacances ?
filtre

Les enfants et Internet : Protéger nos enfants des dangers de l’ère numérique

Un enfant souriant assis sur un canapé, jouant avec une tablette, dans un environnement calme et confortable

Les enfants et Internet : les protéger sans diaboliser le Net

Chaque fois qu'une affaire de cyberharcèlement dégénère, la même question revient sans cesse chez les parents et les enseignants : comment permettre à un enfant d'utiliser Internet sans l'exposer à des risques graves ? ​​Il n'y a pas de réponse simple. Internet et les réseaux sociaux offrent aux jeunes un accès à des informations, des contacts et des opportunités qui n'existaient pas il y a vingt ans, mais cette même ouverture qui les rend utiles les rend aussi dangereux si personne n'accompagne les jeunes dans leur utilisation.

Que peut-il arriver à un enfant en ligne ?

Ces risques ne sont pas abstraits. Trois d'entre eux, en particulier, reviennent le plus souvent dans les affaires qui font l'objet d'une attention publique.

Le cyberharcèlement est probablement la forme de harcèlement la plus répandue : insultes, moqueries, partage de photos ou de vidéos sans consentement, groupes de discussion créés spécifiquement pour exclure une personne. Contrairement au harcèlement « traditionnel », il ne s’arrête pas à la sonnerie de l’école : il suit l’enfant jusque chez lui, même sur son téléphone portable.

Il y a ensuite le harcèlement en ligne, lorsqu'un adulte se fait passer pour un pair ou gagne la confiance d'un mineur par le biais de discussions, de jeux ou des réseaux sociaux dans le but de l'exploiter. Enfin, il y a les contenus inappropriés à l'âge : violence, pornographie et contenus sur lesquels un enfant pourrait tomber par hasard lors d'une recherche malencontreuse ou via un lien partagé par un pair.

Comment réduire les risques, en pratique

Il n'existe pas de filtre ou de règle miracle. La meilleure solution consiste à combiner plusieurs outils.

Discuter avec vos enfants de leurs activités en ligne, sans attendre qu'un problème survienne, est plus efficace que n'importe quelle restriction. Expliquer pourquoi certaines choses sont à éviter, plutôt que de simplement les interdire, leur permet de repérer eux-mêmes une situation anormale, même en l'absence de leurs parents.

Les filtres et le contrôle parental restent utiles, surtout avec les jeunes enfants : ils bloquent les contenus inappropriés, limitent le temps passé devant les écrans et permettent de savoir ce qu’ils font en ligne. Ils ne remplacent pas le dialogue, mais ils réduisent l’exposition à certains contenus.

Nous avons aussi besoin d'un espace où les enfants peuvent parler sans craindre d'être jugés ou punis en cas de problème : une conversation étrange, une demande de photo, un message qui les a contrariés. Si la première pensée d'un enfant est « On va me prendre mon téléphone », il cessera de parler, précisément au moment où il aura le plus besoin d'aide.

Enfin, des règles partagées, non imposées d'en haut : le temps passé en ligne, les applications ou sites web autorisés, les activités permises et interdites. Des règles convenues d'un commun accord sont plus efficaces que celles imposées sans explication.

Un travail qui ne se fait pas seul

Aucun parent ne peut tout contrôler, et c'est normal. La sécurité en ligne des enfants se construit aussi à l'école, avec les autres parents et les intervenants en éducation numérique : plus un enfant discute de ces sujets avec différentes personnes, plus il sera enclin à se confier à quelqu'un en cas de difficulté plutôt que de garder le silence.

Bulletin

Abonnez-vous à notre liste de diffusion pour recevoir des nouvelles et des offres